AppleTV 2 : The good, the bad, the ugly

Réactions à chaud après avoir visualisé la grand messe Apple-ienne de la rentrée… (je me concentre sur l’AppleTV, les autres nouveautés étant intéressantes mais plus éloignées des thématiques de ce blog !)

Les bons côté de cette nouvelle AppleTV

  • Le prix ! $99, c’est un ticket beaucoup plus intéressant pour ce que propose la bête. Les 119 euros sont un peu plus exagérés (surtout avec le caractère « psychologique » du prix) mais restent acceptables
  • Les fonctions de streaming sont impressionnantes de simplicité : on commence à regarder un film sur son iPhone et son iPad, et d’un clic, on bascule le film sur sa TV. Cela faisait longtemps que je rêvais de voir de telles possibilités, c’est enfin faisable, du moins abordable pour l’utilisateur lambda… qui se sera équipé Apple de pied en cap, bien sûr !

Les moins bons détails

  • On perd au passage le boîtier alu de la première version. Dommage pour le développement durable (et aussi un peu pour le look de l’engin), mais certainement inévitable pour pouvoir baisser suffisamment les coûts
  • Pas de stockage. On espérait un stockage « cloud », ce sera : plus d’archivage possible, et l’avénement de la location de contenu en streaming. Un vrai Spotify…payant. Finalement, on en vient à regretter qu’iTunes n’aie pas choisi la même voie. Mais surtout dommage pour quiconque cherche à se faire une vraie vidéothèque, il devra passer son chemin… et sans doute se replier sur des DivX illégaux.
  • 720p : en toute logique (contenu online oblige), l’AppleTV permet de la HD… mais uniquement en 720p. On oublie le 1080p en le réservant aux lecteurs blu-ray… pas chez Apple, donc

Les cartons rouges

  • Pas d’AppStore ni de possibilité d’étendre les fonctionnalités de l’engin ! C’est d’autant plus dommage que l’électronique embarquée est très certainement extrêmement proche de celle d’un iPod touch – processeur A4 inclus, ne serait ce que pour des questions de coût. Mais Steve Jobs l’a lancé dès l’introduction de sa présentation : selon lui, les utilisateurs ne cherchent pas à avoir un ordinateur-bis sur leur TV, mais à regarder des films et des séries…
  • On s’en doute presque, du coup, aucune intégration de flux broadcastés. Sans espace de stockage ni application, la fonction n’aurait de toute manière pas été très intéressante..
  • Peu d’innovation dans l’interface utilisateur : on reste prudemment sur les traces de l’AppleTV 1. Apple nous avait habitué à plus étonnant. Même l’utilisation d’un iPhone en tant que télécommande n’est pas très attirante à priori.

En résumé, on est finalement assez loin de l’approche de la GoogleTV. Les deux produits, que l’on opposait tant qu’on en était au stade des rumeurs, sont en fait deux représentants d’approches extrêmement différentes : minimaliste et très orientée ‘consommation de vidéo’ chez Apple, complète et enrichie chez Google. Voir l’évolution de ces deux produits sera une expérience intéressante dans les mois à venir !