Ma pizza

Ca fait un moment que je voulais parler ici d’un bouquin épatant, même s’il date déjà de quelques mois : « Que ferait Google à votre place ?« , qui permet de mettre en perspective divers business avec l’angle de vue et la façon de procéder de Google. Cette boite qui amène aujourd’hui tant de polémiques, a indéniablement révolutionné notre façon de voir les choses, en particulier la façon d’amener un produit au public, et de créer du business autour.

Ce livre encourage à regarder les problèmes que nous rencontrons d’un oeil nouveau, et surtout d’y amener une approche originale. Finalement, ce n’est rien d’autre que ce que nous essayons d’apporter, modestement, ici, avec notre rubrique « Boîte à idées » qui constitue la colonne vertébrale de ce blog.

En jouant avec ces idées, je me suis amusé l’autre jour à imaginer ce que le web, et la « Google touch », pourrait apporter à une entreprise aussi « banale » qu’est un vendeur de pizza. Cela pourrait donner ceci :

Premier point, le plus important, tout faire pour personnaliser l’accueil du client

Un pizzaiolo possède une palette d’ingrédients (jambon, champignon, etc…) qu’il peut placer avec n’importe quelle combinaison sur la pâte à pizza. Pourquoi se limiter ? Imaginons un site Web qui permettrait de s’enregistrer, et de définir « sa » pizza, avec ses ingrédients. Combien de fois avez vous cette scène dans une pizzeria du client qui demande « alors, je voudrais une Grandioso mais sans oignons, et avec des champignons à la place des poivrons ».

Un site Web permettant d’enregistrer « sa » pizza, de la nommer, et une petite interface permettant au cuistot d’avoir sous les yeux les ingrédients. A vue de nez, cela parait plutôt simple à mettre en place, et ça apporterait un « plus » plutôt appréciable. Le plaisir de commander « la JD s’il vous plait », voire même d’avoir le site, ou le gars à l’accueil, qui vous dit « vous prendrez une JD comme d’hab ? ». De l’informatique de gestion hyper basique, et de l’inédit pour « l’expérience client ».

Deuxième point, jouer la carte « prescripteur » sur le Web

Puisqu’on a inventé « sa » pizza, pourquoi pas ne pas la proposer à ses amis ? Un petit insert sur sa fiche Facebook, et hop, n’importe qui peut commander « la JD ». Mieux, si la pizza a du succès, pourquoi pas ne pas la promouvoir parmi les pizzas « officielles » du site ? On pourrait aussi imaginer un système de cumul de points qui permettrait d’avoir des avantages lorsqu’on prescrirait un maximum de pizzas à son nom. Une sorte d’affiliation maison, avec une récompense en nature (pizza gratuite, dessert…).

Troisième point, jouer la communauté

Je sais qu’on emploie la notion de communauté à toutes les sauces en ce moment. Mais sur ce genre d’application, j’y verrais un intérêt. Lors du choix des « ingrédients de base » d’une pizza, demander des suggestions, faire voter les gens, permettrait d’amener une originalité à la carte tout en la « pré-validant » (sondage style : « seriez vous branché par une pizza comportant du foie gras ? »).

Il faudrait également bien sûr jouer sur toutes les cartes « classiques » d’appel à la communauté : commenter les pizzas du moment, amener des photos de soirées réussies autour des pizzas, etc…

Quatrième point : l’appropriation

Si l’aspect communautaire prend vraiment, pourquoi pas ne pas aller plus loin, et proposer carrément de monter des minis boutiques (sur Facebook, par exemple) en marque blanche. L’utilisateur invente quelques pizzas, ouvre sa boutique « Chez JDiolo », et la pizzeria s’occupe de toute la logistique derrière.

Ca aurait de la gueule, une pizzeria proposant tout ça, non ?

Cette idée vous intéresse ? N’hésitez pas à intervenir dans les commentaires pour l’enrichir, apporter des suggestions, remarques… Cette page est vivante et va évoluer au fur et à mesure de vos cogitations.

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