Mails hébergés par Google : premier bilan

Je vous l’avais promis, je ferai un premier bilan de ma précédente expérimentation concernant l’utilisation de Google pour héberger mes mails pros.

C’est globalement très très positif :

  • Apparemment, plus aucun mail perdu (même si c’est difficile a affirmer à 100%) : c’était le point essentiel qui m’avait fait quitter ma solution précédente, le fait que le filtre anti-spam m’occultait certains mails qui m’étaient vraiment destinés.
  • Le filtre anti-spam de Google est vraiment très très fort, je suis passé d’environ une centaine de spams (après filtre!), à une dizaine de mails par jour. Il subsiste deux trois mails par jour qui « polluent », mais ça devient très acceptable
  • L’accès POP/SMTP est un vrai bonheur, la récupération des mails est très rapide, et le SMTP fonctionne depuis n’importe où, sans être bridé par un FAI quelconque
  • Le fait de stocker une copie de tous ses mails en émission et en réception sur son compte GMail est très confortable, ça m’a sauvé la mise à plusieurs reprises, me permettant de scruter des vieux mails depuis chez un client. En outre, l’interface GMail dispose d’un moteur de recherche (logique 😉 ) extrêmement rapide et performant
  • Il n’existe malheureusement pas en standard de solution de sauvegarde de son compte mail en ligne. Mais vous trouverez sur le blog de Xavier une solution très acceptable.
  • Deux petits bémols techniques : pas d’interface IMAP (merci à Bertrand de me l’avoir fait remarquer), et la liaison GTalk<->GMail semble encore fragile (en théorie, il est possible d’être prévenu de la réception d’un mail via son messenger, mais l’URL fournie pour visualiser le mail ne pointe à priori pas sur la bonne page)

En résumé, si ce n’est la philosophie de l’ensemble (confier ses mails à un prestataire externe, réputé pour son côté « Big Brother » et l’exploitation qu’il fait des données qu’il manipule), c’est vraiment une solution que je conseille sans aucune réserve !

PS : on m’a posé la question de la migration, qui pour moi s’est bien déroulée : le temps que les DNS « basculent », j’ai eu une partie des mails qui sont arrivés sur l’ancien serveur, et une partie sur le nouveau, mais à priori aucune perte. En moins de 48h, tout était réglé.